Happy New Year from China :D
你好, Nihao, cela fait belle lurette que je n’ai touché à ce Tumblr.
Petit récapitulatif : cela fait donc 7 mois que je suis arrivé a Shanghai et 1 an + 2 mois que je suis en Asie. (Chine – Corée - Japon)
C’est avec des journées comme celles ci que je prends conscience de la chance qu’il m’a été donné de finir ce cursus ici.
Aujourd’hui samedi était donc une journée très complète, tant au niveau cérébral droit que gauche : un peu de design, un bonne approche des autochtones, des endroits variés et du fun.
8H :
Réveil, (en sueur, cauchemar, je suis le seul survivant dans un Nantes ravagé) Je tourne la tête pour m’apercevoir que je ne suis pas seul. Pas de zombies non, seulement ma “Nu Pengyou” (petite amie) chinoise qui dort à point fermé. Cela fait une semaine que mademoiselle Ting a l’honneur de partager ma vie de blanc, elle ne comprend pas encore pas tout à fait comment marche un Laowai (étranger), mais cela devrait se tasser dans les semaines à venir. Il est donc 8.00 AM, et j’appel Valentin G. mon bon ami interactif, puisque l’homme en question m’avait proposé de le suivre pour une conférence sur le design utilisateur à 9H.
“Valentin ? – Oui P-A? – t’es pas levé ? – M… j’ai pas entendu le réveil.” Ok RDV dans 15 min.
Vers 9H :
Nous arrivons sur les lieux, un petit café, nos camarades de promos François, Arthur, et Nicole se joignent à nous. La conférence nommée « designINng Shanghai » débute. Nous écoutons alors trois intervenants, tous forts sympathiques nous révélant quelques secrets sur l’importance du « user Xperience » dans un projet. En gros, prendre en compte l’importance de l’observation de terrain, chaque détail peut compter. « Squint details » comme l’explique l’intervenant. De plus, il ne faut pas sous estimer, comme certaines boites, le retour utilisateur sur chacune des phases de création. Apres quelques mots échangés avec eux, je retourne chez moi. Bonjour colloc’ belge Alex, Salam colloc’syrien Amer et… Nihao Ting encore au lit à midi.
14H :
Encore du métro pour rejoindre une amie taïwanaise de Ting, sur la route ma petite tête de citron m’apprend des rudiments de la langue. Je suis donc a même d’exprimer ma fatigue, ma compréhension, ma faim et ma soif en chinois. Mon niveau a été multiplié par 2 en un jour, elle devient officiellement mon professeur particulier de la langue de Confucius. Nous allons déjeuner au ‘Ajisen Ramen’, ((FYI : les ramens sont de fines « spaghettis » baignant dans un bouillon, ou une sauce, contenant diverses aliments, viandes, légumes, Très prisé des japonais, (meilleur au Japon) le ramen prend ses origines vers le sud de la Chine)). Les filles papotent en chinois, inutile de vous préciser que je ne comprends rien, et que Ting, essai tant bien que mal de me retranscrire des bribes de conversations. Et oui, le problème de notre couple est basé sur la communication, puisque je parle aussi bien chinois, qu’elle ne maitrise l’anglais. L’idée est de compléter nos lacunes à coup de traductions et de langage corporel (évidemment nous parlons ici des mains). Je commande un plat avec lequel je ne risque rien, riz recouvert de bout de bœuf que j’adorais au Japon. Ting, elle, commande des ramens, je vois à la couleur, qu’il s’agit d’un ‘plat dangereux’. Explication du plat dit dangereux : en Chine, on mange du riz certes, mais ce que les européens de savent pas forcément c’est que ce riz et souvent accompagné des deux principaux éléments de la nourriture chinoise : l’huile (au supermarché il y a un rayon de bidon d’huile de 3-5 L) + le piment rouge. Bref, lorsqu’ un plat arrive, et que vous apercevez les bulles d’huile flotter à la surface, entourées d’un liquide orange vif, c’est dangereux. Sa copine me précise que ce n’est pas fort. OK, essayons, une bouchée et une larme descend le long de ma joue.
Les chinois sont des êtres a l’estomac d’acier, + ajouter à ça des poumons en carbone (pollution élevée).
15H:
Nous allons a Taikang Lu, quartier très sympa de Shanghai, où il y a des bibelots, des œuvres d’arts, de beaux carnets (j’en ai fait l’acquisition d’un en cuir), des restaurants etc. Une autre chinoise s’ajoute au groupe. On croise des années 4 de mon école de design. Je prends quelques clichés, la pluie tombe a grosse gouttes. Comment on dit ‘pluie’ en chinois ?
On visite,une galerie d’art. Il y a une peinture Mao.
-Ting tu aimes Mao ?
– Non ! Mon père l’aime, mais pas moi !
(Sa copine) = t’aime pas Mao ? Mao est très important pour la chine, Mao est la Chine !
Ting = Ok… j’aime Mao, me dit elle
Cela montre bien que la jeunesse des grandes villes n’est pas très concernée Politique.
- Et toi Pierre, tu aimes Mao ?
- Tu aimes Sarkozy Ting?
- Euh ce n’est pas mon pays.
- C’est pareil pour moi, Mao est une part de votre histoire.
Une petite fille européenne saute dans des flaques d’eau, les chinoises trouvent ce phénomène formidable.
Nous partons, prendre un thé. Lorsqu’une chinoise te dis thé tu penses salon de thé a l’ancienne. FAUX ! Tous à la station de métro dans une sorte de fast drink spécialisé thé qui s’appelle Christine (tu ne sais pas pourquoi il s’appel Christine, rien ne montre dans la déco un quelconque lien avec l’Europe). Autour d’un thé bizarre, elles me disent que “Le KTV ouvre à 18H”!
Ehhhhh mer.. J’avais oublie ce petit détail, Ting s’est mis en tête de m’amener au Karaoké. Non loin de moi un dégout pour cette activité asiatique que j ai exercé à de maintes reprises au pays du soleil levant, mais la peur d’aller avec un groupe de chinoises dans ce lieu qu’elles aiment tant me faisait hésiter. Je n’ai pas pu refuser au sourire accent circonflexe ^^ des filles.
18H :
Ma crainte était justifiée, je me tape + de 3 longues heures de varietoches chinoises parlant d’amour. Je dois avouer que ma capacité à me déconnecter quand besoin est, m’a été particulièrement salvatrice ce coup ci. Mais bon Ting est contente. Je chante mal : Lemon tree, Oasis, les Strokes et “Wo hai Taimei”(j’aime les filles de Taiwan).
C’est un grand succès. J’ai une chinoise amoureuse de moi, ce qui n’est pas forcement bon signe, m’a t on confié.
22H :
Nous dinons au KFC (vous savez ce fast food ignoblissime, dont tous les plats sont constitués à base de poulet mixé) Les chinois adorent. Ma petite amie m’envoie ravi quand elle crache les os de ses ailes de poulet à même la table. + 10 points en glamour. C’est aussi ça les différences culturelles.
Je les quittent, et prend un taxi
22H30 :
Je rejoins mon bon Valentin, ainsi que cette chère petite Juliette, et un nouveau couple d’amis dans ma vie, Francois L. et Faustine. On prend encore le taxi, direction le Bund vous savez, la fameuse vue de Shanghai avec les tours illuminées. Dans le taxi, il y a Valentin et un américain Matthew, sorte de binoclard, routard un peu fou et très ouvert sur les cultures qui nous explique sa vision du monde…
On va dans une boîte nommée les Isles. Ce soir, concept de soirée assez particulier : A l’entrée les garçons reçoivent une clef, quand aux filles un verrou. Si pendant la soirée, ta clé s’incère dans le verrou d’une inconnue, et que ce verrou cède tu gagnes un prix. (oui il ya un gros sous entendu).
Sonné depuis le Karaoké je commence à parler avec une sorte de mini archétype de la chaudasse chinoises très distinguée, dont les blancs sans âmes raffolent. Elle me parait bien idiote, elle me propose d’enfoncer ma clé dans sa serrure, d’accord, après tout qu’est ce que j’ai à perdre, le cadenas ne s’ouvre pas. Je commande une bière, 4 fois plus cher que dans le reste de la ville, en me disant que cette soirée ne me plaira sûrement pas, et que je serai aussi bien dans mon lit. Arrive ma petite Juliette, je propose de mettre ma clé dans son verrou, elle me tend son cadenas sans conviction. “Clic”! Ouvert. Il faut avouer que la coïncidence est surprenante, sur toutes les filles de la salle, à peu près 200, c’est mon ex qui a le cadenas qui correspond. Nous avons le choix entre un diner et une bouteille de champagne, pas la peine de préciser quel choix fut le notre. La vue est top, on partage un super moment.
4H :
MacDo de notre quartier, une sorte d’habitude de fin de soirée de notre promo.
Voilà, un aperçu de ce que peuvent donner mes weekends.
Car la semaine, c’est beaaaaaucoup plus calme et studieux. Pour mon épanouissement personnel être dans une ville si riche et dynamique est une chance. Je ne pourrais pas retrouver un tel train de vie en France. C’est entre autre pourquoi pas mal de personnes de notre promo se posent la question du retour en France dans les années à venir. Pour moi il est clair que si tout se déroule bien je serai ravi de continuer a vivre et commencer ma vie pro a Shanghai, voir ailleurs en Asie.
Région de Sendai, dévasté par les flots
Comme vous le savez tous,
le plus fort des tremblements de terre jamais calculé sur l’archipel à frappé le Japon ce vendredi 11 mars. De magnitude de 9.0, et oui pas 8,9. La catastrophe à prise de nombreuses vies, 10 000 victimes… + les disparues…
Les plus impressionnants événements que j’ai pu voir ou entendre sur le net furent la découvertes de + de 300 corps dans la région du port de Sendai, gisants sur les plages. De gros bateaux se faisant balayés par les vagues, les maisons en flammes flottants sur des coulées de boue, et enfin (le pire pour moi) : 4 trains portés disparu par Japan Rails, sûrement aspirés par les flots.
J’ai choisi de faire un article car j’ai été touché par cet événements puisque même si étant à Shanghai, j’étais encore à Chiba il y a peu près 2 semaines. Mes amis étaient évidemment présents sur place, mais malgré le moral qui en a pris un coup, tout le monde va bien.. Les habitations sont extrêmement bien étudiées, aucunes n’est tombée à Tokyo et dans ses environs, et heureusement personne n’était près de la côte.
A Chiba le tremblement de terre à secouer tout le monde, dormitory, université, quartiers paisibles. Puis le tsunami et venu s’écraser sur la baie, beaucoup moins fort que dans la zones de Sendai au Nord, mais assez puissant pour faire brûler une importante raffinerie de pétrole. Sans suivirent des répliques, minimes, qui continuent encore en ce moment et qui ont pour effet d’inquiéter mes amis internationaux, les filles surtout. Le plus inquiétant reste les risques maintenant plus que probable de radiations dans l’atmosphère provenants de la centrale située à moins de 200 km de Tokyo et ses environs. Certains des étudiants vont donc migrer quelques temps pour échapper à ce futur nuage radioactif. Certains iront à Osaka, Kyoto, Nagoya alors que certains rentreront carrément sur leurs terres natales, Australie et même Europe.
De toute manière si il y a un nuage quel qu’il soit et que le vent et bien orienté, on s’en prendra à Shanghai aussi.
Je reste donc en deuil par ce qu’il s’est passé, et suis heureux que mes amis soit sains et saufs, japonais comme gai-jins. Et encore une fois, je suis vraiment admiratif devant le sang froid et le comportement global des japonais, étudiants de Chiba et autres, qui reste parfaitement maîtrisé et pragmatique, il en faut plus pour déstabiliser cette fière nation :)
Voici 2 liens, très démonstratifs de l’état de certaines zones japonaises :
http://www.abc.net.au/news/events/japan-quake-2011/beforeafter.htm
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/portfolio/2011/03/12/les-degats-vus-du-ciel_1492406_3216.html
Je profite d’une présentation de projet avec notre partenaire Fujitsu (en japonais bien sûr la présentation -_-) (au bout de 3H, je vous jure que n’importe quel James Bond péterai un câble) pour enfin parler D-E-S-I-G-N, la raison première de ce voyage. et oui je ne fais pas que la fête ou draguer la minette. Parlons donc boulot… “Gambatte” disent mes amis jaunes (=bon courage/fais de ton mieux).
Alors alors, quels furent mes beaux projets nippons : VOICI LE TOP 4
#1- Ev Project (projet en groupe de 7) > partenaire = Fujitsu
Imaginer la future ville japonaise de 5km de diamètre (on ne saura jamais d’ailleurs la raison de ces 5 km) dans un peu près 20 ans de projection. Dans cette ville nous devions pensez à la structures, les voies de communication, à la logistique et aux services, tout cela autour de la clé de voûte > la petite voiture électrique EV.
Prise de tête avec la rationalité de mes collègues japonais, putain c’est FUTURISTE, et ils se permettent rien de fun. Pas d’hovercafts ou de tubes à la Futurama, déception. :(
#2- Green Factory (projet individuel) >partenaire = le département de recherche agricole de Chiba Daigaku.
Il fallait imaginer un service ou un produit utilisant les nouvelles techniques de pousse japonaise, c’est à dire en “hydroponique ultra poussé” qui fait que juste avec de l’eau, de la lumière et certains nutriments adéquats, la plante à un équilibre parfait et peut pousser dans une boîte. J’ai donc créer une sorte de cuisine/laboratoire où on fait pousser les plantes directement dans des tubes à essais. Hyper facile d’utilisation, automatique, et directement prêt à l’emploi. Simplement révolutionnaire ;)
#3- Eco-Packadging (projet individuel) > partenaire = Kanebo (cosmétique japonais)
Créer un packadge intelligent avec un matériau peu coûteux (donc carton ^^) dont la fonction première serait de protéger (it’s obvious), mais aussi de pouvoir remplacer les trois voir quatre couches de packadges traditionnelles (pour le transport, le rayonnage…) avant d’obtenir le produit. Ce qui est vraiment ironique, puisque les japonais adorent le surpackadging, rien que pour les gâteaux, il y a un plastique ou une couche d’alu inutile. Ma réponse au problème fut d’apporter la force de triangulation, qui apporte une forte résistance au carton. Ainsi qu’un système d’emboîtage entre le haut et le bas du carton. J’ai découvert que le packadging moi ça ne me plaît guère, car avec les exigences du marché, et la conjoncture éco-capitaliste actuelle, on peu pas vraiment tiré de fun de cette pratique.
#4- ICT “concours” (projet en duo avec Benjamin Creek mon ♥) > partenaire Fujitsu
Fait à l’arrache, car 2 semaines avant la fin du concours. Il fallait penser à l’ordinateur ou au service intéractif de demain, dans une perspective de 10 ans. Le sujet étant totalement libre. Notre idée, encore révolutionnaire évidemment, serai de “capturer” en 3D des éléments dans la rue qui intéressent l’utilisateur, grâce à une gestuelle intuitive. L’élément peut être ensuite modifié et envoyé à mes amis ou ma famille que je peux facilement localiser dans la ville grâce à des lunettes ou des lentilles ultra-perfectionnées. Ceci est un résumé vous vous en doutez, cette idée fera sûrement de moi le prochain Steve Jobs, alors je la garde à clé dans un coffre fort en titane :)
+ Quelques workshops :
notamment avec un ingénieur de chez Dyson et un designer produit de chez Muji.
Voilà voilà mes chers petits… Bientôt les photos !
AKiBa 48 > C’est 48 minettes qui se trémoussent en chantant en playback! Le pire de la pop mondiale. Comment ne pas vous faire partager ça ?! ;)
Too much imagination will kill me
(Source : knowyourmeme)
Live d’ “Hastune Miku” (en bleu), la muse du logiciel de synthèse vocale “Vocaloid” crée par Yamaha. La chanteuse virtuelle est diffusée par un système holographique de pointe et chante avec sa propre voix de synthèse, le tout accompagné d’un vrai orchestre :) Sont fous ces japs’
♥”Suzumiya Haruhi no yuutsu”♥ Ma nouvelle série totalement débile et incohérente.. connu de tous bons geeks nippons
March of the salarymen : chorégraphie se moquant gentiment du déplacement si rigoureux des hommes d’affaire japonais :)